Façades

Les élus s’intéressent aux façades pour requalifier l’image de leur commune. Vues par tous, bien collectif, les façades sont cependant un patrimoine architectural privé qu’il convient d’embellir de façon cohérente avec l’esprit du lieu. C’est affaire de stratégie, de technicité, d’incitations financières, de système de gestion.

 

Pour aider les communes à mener leurs campagnes façade, l’Ecole d’Avignon élabore deux outils complémentaires :

Une mallette de ravalement,

Un cahier des critères d’attribution de l’aide publique.

La mallette recense les modèles traditionnels de traitement des façades, procède à des prélèvements significatifs  et réunir les types d’enduits anciens, leur finition, leur teinte, leur décor, les matériaux utilisés. Elle contient en parallèle des échantillons reformulés à partir des mêmes modèles d’enduits bruts ou peints, avec des recettes pour leur confection, en précisant les dosages et conseils de mise en œuvre.

La mallette est l’instrument unique qui fait le lien entre les acteurs de la campagne : l’élu, l’opérateur, l’architecte et l’homme de métier. Ceci afin d’éviter l’écart entre la prescription sur papier et la réalité sur chantier ; afin aussi d’établir un langage commun et concret entre cols blancs et cols bleus.

Les subventions sont un moyen dont se dote l’élu pour améliorer la qualité des ravalements. En rédigeant un règlement pour l’obtention des aides publiques, l’Ecole d’Avignon accompagne les objectifs de la commune ; le document permet de spécifier les ouvrages bénéficiaires, les techniques à employer, les plafonds de surface ou de coût, le système d’instruction et de suivi des dossiers.

La subvention apparaît alors comme un instrument du mieux faire, comme un outil régulateur au service d’un projet technique clairement affiché.